Sébastien Rives

rien ne se perd, rien ne se crée, tout devient art, esthétique contemporaine, verite1979@hotmail.com

dimanche 05 avril

"alegria" texte d'inspiration funambulesque

 

 

Je ne crois pas que dans la construction innée des choses, je pense à leur capacité de réaction, de supposition. Pas d’élaboration intrinsèque des choses mais la perception. J’erre actuellement psychologiquement dans les choses, incapable de mettre en œuvre la moindre maîtrise ; il faut combler ce vide. Il n’existe que des choses moyennes, les idiotes sont innocentes. Mon dieu, quel massacre, je crois qu’il existe une chose qui perturbe l’esprit : l’autre. L’autre est avant tout une situation avec laquelle il s’agira de se travestir et rire. Je crois que le ridicule peut rendre heureux.

Si je jouais à un jeu : enregistrons la moyenne ou disons la fréquence de débit du mot :

" Prendre une note et la définir en tant que telle comme une sauvage étendue d’un rien.
Situer des termes au-delà de toute révélation temporelle : mise en ouverture. Je n’attends pas d’acceptations relatives à mes actions mais il me semble que les gens se sentent obligés d’intervenir : voilà une drôle d’interrogation. Ce qui vient de me faire ressentir la force et le désir de repartir plus loin, va me permettre ou m’obliger à arrêter ce délicieux parcours. Et si je terminais mon exposé de pédagogie didactique en écrivant : « je haïs les enfants » ce serait très drôle pour tout dire, non ? Qu’en dis-tu, toi, inconsistante conscience? Je crois que l’on peut broder mais non mentir. Si je n’y suis pas, c’est uniquement parce que je ne le veux pas. Alors il va falloir que j’assume cette langue, aussi plate qu’une viande, et dans cette inconsistance faire croire ? Je m’y refuse. Voilà que se présente une fenêtre : l’opportunité de me rendre compte de l’innocence même des lignes qui suivent la courbe de ces rêves. Tiens (x 3), un événement tout aussi étrange me conduit à cette non-étrange violence : JE M’ENNUIE. Il rime avec les cheveux éteints et la langue dans la braguette. Je souligne le doigté tournevis et la colonne piégée. Eh bien je refuse de m’investir et j’en jouis d’avance de savoir que je vais m’attirer les foudres de ce que j’ai devancé, amorcé par emballement, avec précipitation. Voilà prix qui voulait prendre ! Ah voyez comme le malin défile, il faut rester simple dans ses idées, non sans pensées complexes. Je crois que la fenêtre si présente a démonté la poignée de mon attention. L’acte de présence ne vaut que si la présence est acte en acte de présence. Je ferais comme Caravage : je mettrais les doigts dedans, un doigt c’est tout ! Mais en verrais-je la vérité un jour ?"

"Alegria : texte d'inspiration funambulesque" mots griffonnés sur une feuille de brouillon pendant une épreuve d'arts plastiques à Paris I, juin 2007.

Posté par rivescaux à 17:28 - 02. Notes pensives - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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